Investir au Maroc en chiffres

Les IDE en chiffres

Les autorités marocaines ont su attirer au cours des dernières années un flux relativement conséquent de capitaux étrangers, s’appuyant essentiellement sur le programme national de privatisations, la conversion de la dette extérieure en investissements et les opérations de concession de services publics. D’autres secteurs ont pris le relais, notamment le secteur bancaire, le tourisme, l’énergie et l’industrie. Toutefois, le niveau des IDE reste modeste et pourrait apporter une contribution plus forte au décollage économique du pays. Plusieurs grands groupes se sont installés récemment au Maroc, ainsi des sociétés françaises Safran et Renault et du canadien Bombardier. Le Maroc poursuit également une politique d’investissements à l’étranger qui cible essentiellement les pays d’Afrique subsaharienne.

Après avoir enregistré une baisse durant la récession mondiale, les flux d’IDE sont repartis à la hausse, malgré la crise de la zone euro et les révolutions du “printemps arabe”. En 2013, le Maroc avait reçu la plus grande quantité d’IDE du Maghreb, se classant parmi les premiers au niveau du continent africain. Selon les données préliminaires, les IDE ont augmenté de 7,8% en 2014.

Après avoir bien progressé dans le classement Doing Business de la Banque mondiale relatif à la qualité du climat des affaires, le Maroc a perdu 4 places en 2014 (71ème sur 189 pays). Traditionnellement, la France, l’Arabie Saoudite et l’Espagne sont les principaux investisseurs. Les IDE sont concentrés essentiellement dans le secteur de l’immobilier, suivi de l’industrie et du tourisme. La stabilité du Maroc devrait cependant attirer les investisseurs. De plus, un vaste projet de modernisation économique a été lancé pour stimuler les IDE. Casablanca notamment, ambitionne de devenir un centre financier international.

Investissement Direct Etranger 2012 2013 2014
Flux d’IDE entrants (millions USD) 2.728 3.298 3.582
Stocks d’IDE (millions USD) 45.246 51.816 51.664
Nombre d’investissements greenfield*** 65 45 67
IDE entrants (en % de la FBCF****) 9,1 10,5 10,9
Stock d’IDE (en % du PIB) 47,2 49,9 47,3

Source : CNUCED – 2014.

Note : * L’indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L’indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d’énergie, la R&D, l’éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.

Les flux d’IDE par pays et par secteurs d’activité

Les pays investisseurs 2014, en %
France 21,0
Émirats Arabes Unis 13,3
Arabie Saoudite 12,8
États-Unis 11,9
Koweït 5,3
Suisse 5,1
Espagne 4,3
Italie 3,6
Turquie 2,7
Royaume-Uni 2,6

 

Les secteurs investis 2014, en %
Immobilier 38,6
Tourisme 14,7
Industrie 11,9
Holding 7,2
Commerce 5,8
Grands Travaux 5,6
Énergie et mines 5,2
Banque 2,8

Source : Agence marocaine de développement des investissements – 2014.

  • Les formes de sociétés préférées par les investisseurs  : S.A, S.A.R.L
  • Les formes d’établissements préférés par les investisseurs :  Filiales
  • Les principaux investisseurs  :  Telefonica, le géant espagnol des télécommunications, est présent via l’opérateur mobile Méditel et les centres d’appel Atento. Dell vient de réaliser son plus grand centre de la zone Europe-Afrique-Moyen Orient.La France compte près de 500 filiales au Maroc qui emploient au total plus de 65 000 personnes. Parmi les principales filiales de sociétés étrangères basées au Maroc, on peut citer Total, Renault, Holcim mais aussi STMicroelectronics (en anglais), Sanofi-Aventis et Nestlé.
  • Les sources statistiques  : Office des changes

Pourquoi choisir d’investir au Maroc

    • Les points forts, Les atouts du Maroc sont :

– Un cadre juridique et des mesures d’accompagnement très favorables aux investisseurs ;
– Des salaires encore relativement faibles ;
– Une position stratégique, non loin de l’Europe ;
– Une population jeune et relativement bien formée ;
– Une croissance forte.

    • Les points faibles

Les faiblesses du Maroc sont :
– Un marché intérieur encore relativement limité ;
– Une trop forte dépendance vis-à-vis de l’agriculture et une vulnérabilité face aux prix des hydrocarbures;
– Une bureaucratie trop lourde.

    • Les mesures mises en place par le gouvernement

Le gouvernement a adopté la “Charte de l’investissement” en 1995. Celle-ci prévoit notamment l’exonération de la TVA et de l’impôt sur les sociétés pendant 5 ans.
Dans le secteur de l’industrie, le plan Emergence crée des infrastructures permettant d’offrir des sites clés en main.
Dans le cas des délocalisation d’installations, le gouvernement offre les télécommunications à 35% en dessous du prix du marché et des bourses de formation de 7.000 USD pour chaque marocain employé durant les trois premières années d’emploi.
Une nouvelle version du régime d’incitation à l’investissement est actuellement en cours de revue par le gouvernement.

La protection des investisseurs étrangers

    • Les conventions bilatérales d’investissement signées par le Maroc

Le Maroc a conclu des accords avec 51 pays, dont la France, l’Espagne, l’Egypte, l’Italie, le Liban, la Libye, le Portugal, la Tunisie et la Turquie pour la garantie des investissements étrangers contre tous les risques de nationalisation et d’expropriation. Plusieurs de ces conventions sont disponibles sur le site internet de la CNUCED. Celles-ci définissent le cadre de protection des investissements étrangers pour chacun des pays signataires.
Par ailleurs, l’Accord d’association entre l’UE et le Maroc, entré en vigueur en mars 2000, prévoit également, à l’article 50 : “ l’établissement d’un cadre juridique favorisant l’investissement, le cas échéant, par la conclusion entre le Maroc et les Etats membres, des accords de protection des investissements et d’accords destinés à éviter la double imposition”.

    • Les controverses enregistrées auprès de la CNUCED

3 cas ont été enregistrés dans le secteur de la construction (construction d’autoroutes et d’hôtels).

    • Les organismes offrant leur assistance en cas de désaccord

ICSID , Centre international pour le règlement des disputes d’investissement
ICCWBO , Cour internationale d’arbitrage, Chambre de commerce internationale

    • Membre de l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA)

Oui

Comparaison internationale de la protection des investisseurs

Maroc Moyen-Orient & Afrique du nord Etats-Unis Allemagne
Index de transparence des transactions* 7,0 6,0 7,0 5,0
Index de responsabilité des managers** 2,0 5,0 9,0 5,0
Index de pouvoir des actionnaires*** 6,0 4,0 9,0 5,0
Index de protection des investisseurs**** 5,0 5,0 8,3 5,0

Source : Doing Business – 2014.

Note: *Plus l’index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l’index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l’index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit. **** Plus l’index est grand, plus la protection des actionnaires est importante.

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Les procédures relatives à l’investissement étranger

    • La liberté d’établissement

Garantie sauf dans le secteur agricole

    • La réglementation concernant les prises de participation

La prise de participation majoritaire au capital d’une entreprise marocaine en cours de formation ou existante, est autorisée par voie de souscription au capital ou par l’acquisition de titres déjà émis.

    • Les obligations de déclaration

Le régime des investissements au Maroc est très ouvert puisque les investisseurs n’ont même pas à obtenir d’agrément préalable : ils doivent simplement transmettre à l’Office des Changes un compte-rendu dans les six mois suivant la réalisation de l’opération.

    • L’organisme auprès duquel déclarer l’investissement

Office des changes

    • Demande d’autorisation spécifique

Des réglementations spécifiques existent dans le secteur financier, celui des hydrocarbures ainsi que pour les zones franches.

Les terrains et les immeubles

    • Les solutions temporaires

Il existe de nombreuses sociétés de domiciliation d’entreprises, notamment Sodrein ou encore Le Domicile d’Affaires offrant toute une gamme de services.

    • La possibilité d’acheter un terrain ou un bâtiment industriel ou commercial

Garanti, sauf pour les terres agricoles

    • Les risques d’appropriation

Faible. Les investissements sont garantis par la “Charte de l’investissement.

L’aide à l’investissement

    • Les formes d’aide

Il s’agit généralement de contribution au financement des infrastructures d’accueil, mais aussi à l’acquisition du foncier et la construction de bâtiments professionnels.

    • Les domaines privilégiés

Il peut s’agir soit de prêts soit d’aide au financement des infrastructures.

    • Les zones géographiques privilégiés

Nouvelles technologies de l’information et de la Communication (NTIC)
Industries exportatrices, notamment aéronautique et automobile
Tourisme

    • Les zones franches

Il existe des parcs industriels (Bouskoura, Meknès, etc.), des technoparcs (Casa Technopark) et des zones franches (celle de Tanger notamment) bénéficiant d’avantages fiscaux et douaniers particuliers. Il y a aussi une loi bancaire offshore concernant Tanger.

    • Les organismes qui financent

La commission des Investissements, le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social et le Fonds de Promotion des Investissements gérés par la Direction des Investissements.
L’Agence Française de Développement de part sa filiale Proparco.

Consultez le Club ADEFI pour trouver les banques et les sociétés d’assurances prêtes à vous accompagner au Maroc.

Les opportunités d’investissement

    • Les secteurs économiques clés

Textile-habillement, tourisme

    • Les secteurs à fort potentiel

Centre d’appels, haute-technologie, agriculture

    • Les programmes de privatisation

Le Maroc a commencé depuis quelques années un ambitieux programme de privatisation dans de nombreux secteurs de l’économie. Les plus grandes opérations ont été réalisées dans le secteur de la téléphonie mobile, de la finance, des tabacs et de la distribution d’eau.
En 2008, les privatisations ont concerné le secteur de l’agro-alimentaire (semences et sels notamment) ainsi que celui des matériaux de construction et des textiles. En 2009 plusieurs entreprises dont l’opérateur national des ports (Marsa Maroc) ont été placés dans une short list des sociétés à privatiser.
Une privatisation partielle de l’Office chérifien des phosphates ainsi que de la Royal Air Marocest attendue.

    • Les appels d’offres, les projets et les marchés publics

Tenders Info, Appels d’offres au Maroc